EPT Deauville : le poker, un jeu d'intox

Jesper Hougaard n'a pas gagné ses deux bracelets WSOP en jouant un poker passif. Le Danois n'hésite donc pas à mettre une pression énorme sur ses adversaires pendant cet EPT de Deauville. Check-raise, surrelances, il s'en donne à cœur joie. Ce style est dangereux mais peut rapporter gros uniquement grâce à l'image engendrée. La preuve avec ce coup : le bouton relance préflop et Hougaard paye depuis la grosse blind. Sur le flop A-J-4, il checke/calle la mise de 4000 de son adversaire. Check/check sur le turn. A la river, le relanceur initial checke alors que ce n'est pas à lui de parler. Un joli dialogue débute alors :

- Hougaard : "Tu checkes, c'est ça ?"
- Relanceur : "Oui, et si tu mises je me couche"
- Hougaard : "tu veux que je checke alors ?"

Finalement le Danois avance 8500 jetons devant lui. Une mise instantanément payée par son adversaire. Hougaard montre J-9 pour deux paires. Très loin devant le K-Q du bouton pour... haute as-roi ! Le double vainqueur WSOP dépasse désormais la barre des 100000 jetons. Autant de munitions qui devraient servir à martyriser la table encore un bon moment. 132 joueurs sont toujours en course. Le tapis moyen est de 48900 et les blinds vont passer à 800/1600 ante 200 dans quelques minutes.

Jesper Hougaard.jpg