Fait assez rare pour un tournoi EPT, huit nationalités différentes seront représentées demain en table finale de cette étape catalane. Fait encore plus notable, il n'y aura aucun Américain. En revanche, petite déception côté français. Candido Goncalves, après un très beau parcours, a finalement échoué à une très frustrante 9e place. Le Tricolore repart toutefois de Barcelone avec 50 000 euros et certainement l'envie de vite retenter sa chance.
Voici donc les huit finalistes :
- Giuseppe Pantaleo (Allemagne, 5 655 000) : chipleader au départ de la journée, l'Allemand confirme son statut au terme de ce Day 4 et sera le grand favori de la finale. Pour sa 3e place payée sur le circuit EPT (après San Remo et Berlin en 2010), Pantaleo réalisera quoi qu'il arrive demain la meilleure performance de sa carrière. Nul doute qu'il se verrait bien remettre le chèque de 825 000 euros promis au vainqueur.
- Konstantin Puchkov (Russie, 4 160 000) : je suis sûr que ce nom ne vous dit rien du tout, me trompe-je ? Pourtant Konstantin Puchkov compte deux performances de choix dans une carrière déjà bien remplie : une 2e place du Side Event à 5000 euros de l'EPT de Monaco en 2009 pour un gain de 144 000 euros et un bracelet remporté lors des derniers WSOP (le HORSE à 1500 dollars pour un gain de 256 820 dollars). Au vu de son expérience et de son gros tapis, le Russe sera forcément un joueur à surveiller demain.
- Jesus Cortes Lizano (Espagne, 3 800 000) : ils étaient plus de 200 au départ. Il fallait bien qu'un Espagnol atteigne la finale de l'EPT de Barcelone. Jesus Cortes va d'ailleurs avoir besoin de l'appui de son public. S'il part avec un gros stack, le joueur ibérique ne compte qu'une petite place payée dans sa carrière pour un gain de 1450 euros. Son manque d'expérience pourrait lui être préjudiciable. Ou pas, on verra (oui je sais, je prends beaucoup de risques).
- Shander De Vries (Pays-Bas, 3 120 000) : un peu plus de 20 000 dollars de gains en tournois. Voilà le petit bilan du joueur néerlandais. Pas grand-chose d'autre à dire sur ce joueur encore peu connu du grand public. Placé en embuscade, De Vries peut parfaitement créer la surprise.
- Kent Lundmark (Suède, 3 025 000) : sa performance la plus notable, Kent Lundmark l'a réalisée lors du PCA 2010 en terminant 29e pour un gain de 66 000 dollars. Ce deep run dans un des tournois les plus relevés du monde démontre à lui tout seul que le Scandinave est un joueur extrêmement dangereux. Son tapis dans la moyenne peut lui permettre d'accrocher le podium, voire mieux.
- Thor Stang (Norvège, 1 290 000) : pour une première place payée dans sa carrière, Thor Stang fait très fort. Il est assuré de repartir au minimum avec 70 000 euros. Mais pour espérer mieux, le Norvégien va devoir doubler dans un premier temps son tapis afin de recoller au peloton de tête. Dans le cas contraire, il devra se contenter d'une belle place d'honneur.
- Georgios Skotadis (Grèce, 1 105 000) : à l'image de Stang, le Grec inaugure son palmarès en tournois à l'occasion de l'EPT de Barcelone. Georgios Skotadis est exactement dans la même situation que son adversaire : doubler rapidement ou mourir. Espérons pour lui que les cartes seront de son côté.
- Francesco Notaro (Italie, 745 000) : hasard ou coïncidence (quoi c'est pareil ?), les trois short stacks de la table finale possèdent tous un palmarès vierge. Francesco Notaro arrivera demain avec une douzaine de blinds et l'obligation de doubler son stack s'il veut espérer remonter et se mêler à la lutte pour la victoire. La logique voudrait qu'il saute rapidement, mais il ne serait pas le premier short stack à créer la surprise. Alors méfiance !
Pour ceux qui souhaiteraient assister à la table finale en direct, rendez-vous sur Pokerstars.tv pour une retransmission en live à partir de midi. Vu le froid qu'il fait dehors, ce n'est pas forcément une mauvaise idée de rester au chaud à regarder du poker. Bon visionnage !









